Le massacre des Vêpres jérémiennes est une tuerie commanditée par le dictateur François Duvalier et commise à partir du 5 août 1964 dans la ville de Jérémie contre les sympathisants et militants du groupe Jeune Haïti.

Le terme vêpres se réfère à des excursions organisées par les familles lors de sorties dominicales pour des piques-niques à la campagne. Ces vêpres sont alors souvent organisées sur une base raciale et de classe, constituant des groupes exclusivement blancs et mûlatres, au grand dam de la population noire.

Le 5 août 1964, treize membres du groupe « Jeune Haïti » (Max Armand, son frère Jacques Armand, Gérald-Marie Brierre, Miko Chandler, Louis Drouin, Charles Forbin, Jean Gerdes, Réginald Jourdan, Yvon Laraque, Marcel Numa, Roland Rigaud, Gusley Villedrouin et Jacques Wadestrand), soit un noir et douze mulâtres, débarquent sur le territoire haïtien vers la ville de Jérémie dans l’objectif de déclencher une révolte contre le pouvoir dictatorial. À la suite de quoi François Duvalier, dans le cadre de sa politique Noiriste, va ordonner des représailles contre les familles mulâtres de la ville. Les haines et rancœurs accumulées au cours des décennies contre ces derniers servent de prétexte aux ordres donnés par Williams Regala aux agents militaires et aux Tontons macoutes.

Vingt-sept personnes, issues de deux familles (Drouin & Sansaricq) de membres de « Jeune Haïti », sont massacrées dans la ville de Jérémie.

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