Jeremie : en mode rentrée scolaire

Plus d’une semaine après la celebration de la Saint -Louis, les esprits se tournent vers la rentrée scolaire. Comme a l’accoutumée c’est au cours d’une messe a la cathédrale Saint-Louis que les élevés reçoivent leurs benedictions pour commencer l’année académique.

Parents, élèves, responsables d’écoles, religieux, bouquinistes, et observateurs, tous s’activent autour des derniers préparatifs pour commencer l’année scolaire, dans des établissements portant encore les stigmates du cyclone Lattes.

Mais en ce 4 septembre 2017, tout n’est pas rose pour les parents qui se plaignent des prix exorbitants des livres et matériels scolaires disponibles dans les librairies et aux alentours de la Place Dumas. Là, à première vue, l’atmosphère semble différent par rapport aux autres jours. C’est l’effervescence, tout laisse croire que les marchands installés sur les trottoirs font de belles affaires. Mais il suffit de les approche pour comprendre que la réalité est tout autre.

Entre-temps, dans les parages de l’église Saint Louis un groupe de personnes discute. Ils évoquent les résultats catastrophiques jamais enregistrés auparavant dans le département de la Grand’Anse aux examens officiels, notamment le Bacc. L’un d’entre eux accuse les parents, peut-être à tort, de leur irresponsabilité, pratiquant la politique du laisser- faire à l’égard des enfants, sans pour autant écarter le refus catégorique de la plupart des jeunes d’apprendre comme pour confirmer la pensée d’Elbert Hubbard  » Vous pouvez amener un enfant à l’école, mais vous ne pouvez pas le forcer à réfléchir. »
Pour d’autres, ces résultats reflète l’échec de notre politique éducatif sur le plan national depuis bien des années.
Pour rappel, la Grand’Anse a obtenu le taux de réussite le plus faible (23, 92 %) , soit 616 admis sur 2,575 participants.

Pour l’année académique 2017-2018, le département va devoir faire mieux afin de retrouver sa place dans le top 3 des départements les plus performants aux examens d’Etat (Baccalauréats ).

Par ailleurs, si pour certains parents la rentrée n’est plus un casse- tête, pour d’autres il faudrait une ou deux semaines supplémentaires pour etre complètement prêt.

A noter que la situation économique demeure encore précaire en Haïti avec un taux de change $1 = 63.118 Gourdes, et un taux de chômage très élevé estimé a 40.7%. Ce n’est pas toujours chose facile pour un parent de procurer à un enfant tout ce dont il a besoin pour une année académique. La plupart restent en attente parfois, un mois après la réouverture des classes, pour bénéficier d’une subvention promise par l’Etat haitien.

Flavien Janvier
+50934014334

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