La jeune joueuse de 20 ans a battu Serena Williams samedi, en finale de l’US Open…
A 20 ans, elle est déjà entrée dans la légende du tennis nippon, et s’est fait un nom au niveau mondial. En battant Serena Williams en finale de l’US Open samedi, Naomi Osaka est devenue la première Japonaise, hommes et femmes confondus, à remporter un tournoi du Grand Chelem. Voici cinq choses à savoir sur la star montante du tennis.

Elle est née à Osaka et a grandi aux Etats-Unis

Naomi Osaka a vu le jour le 16 octobre 1997 dans la ville d’Osaka, située dans le département d’Osaka. « On recycle une blague de 2014 », explique-t-elle malicieusement après la conférence de presse d’après-match, « tous les gens nés à Osaka s’appellent Osaka ». « C’est vrai ? », demande un journaliste dans la salle. « Non ! ».
Née au Japon d’une mère japonaise et d’un père haïtien, elle a cependant quitté l’Archipel dès l’âge de trois ans pour s’installer avec sa famille aux Etats-Unis. Après avoir grandi à New York, elle vit aujourd’hui avec sa famille en Floride, où elle s’entraîne. Elle possède la double nationalité japonaise et américaine.

Son japonais étant hésitant, elle répond généralement en anglais aux questions des médias nippons, en s’excusant. Elle explique régulièrement être fière de représenter le Japon et Haïti, notant cependant dans une interview à USA Today en 2016 que les gens sont « surpris » quand elle se rend au Japon : « Avec mon nom, ils ne s’attendent pas à voir une fille noire. En 2015, l’élection d’une Miss métisse avait soulevé une polémique dans l’Archipel.

Elle devient la première Japonaise à s’imposer en Grand Chelem
Son compatriote Kei Nishikori, l’autre star du tennis nippon, avait frôlé le sacre avant d’échouer sur la dernière marche de l’US Open en 2014, face à Martin Cilic. Il a exprimé toute sa fierté et ses félicitations à la jeune joueuse dans un tweet plein d’émojis :

La famille maternelle de Naomi Osaka est originaire de l’île d’Hokkaido, au nord du Japon, qui a été frappée jeudi par un fort séisme dont le bilan encore provisoire s’élève déjà à 35 morts. Sur Twitter, le Premier ministre nippon Shinzo Abe, qui doit se rendre sur place dimanche, a félicité la joueuse pour sa victoire. « Merci d’avoir donné de l’énergie et inspiré tout le Japon dans cette période difficile », a-t-il tweeté.

Le grand-père de la joueuse, âgé de 73 ans et qui vit sur l’île, a raconté avoir pleuré en regardant sa petite-fille à la télévision. « Je n’ai pas encore réalisé. Au moment où elle a gagné, ma femme et moi avons éclaté de joie. J’étais tellement heureux. » Il a confié à la télévision NHK espérer qu’elle remporte l’or aux Jeux de Tokyo en 2020.
Un Japonais tient une édition spéciale du «Sankei Shmbun» à l’occasion de la victoire en Grand Chelem de Naomi Osaka, le 9 septembre 2018. – Kazuhiro NOGI / AFP
Un Japonais tient une édition spéciale du «Sankei Shmbun» à l’occasion de la victoire en Grand Chelem de Naomi Osaka, le 9 septembre 2018.

Elle a remporté son premier titre cette année
En 2016, Naomi Osaka avait fait sensation en atteignant sa première finale au tournoi de Tokyo, finalement concédée à Caroline Wozniacki. Puis elle s’est illustrée l’an dernier à l’US Open, en battant dès le premier tour l’Allemande Angelique Kerber, victorieuse de l’édition précédente. La montée en régime continue en 2018 : en mars, elle bat Maria Sharapova, Karolina Pliskova et Simona Halep pour remporter son premier titre sur le circuit WTA, au tournoi d’Indian Wells.
Elle était classée 19e mondiale avant l’US Open et cette finale « de ses rêves », point culminant (pour le moment !) de sa courte carrière, qui doit lui rapporter 3,8 millions de dollars. « Je ne suis pas vraiment du genre à dépenser de l’argent pour moi, répond-elle aux journalistes qui lui demandent ce qu’elle va en faire. Tant que ma famille est heureuse, je suis heureuse. » Quant à fêter ça, elle est trop jeune pour boire de l’alcool aux Etats-Unis. « Peut-être que je vais jouer aux jeux vidéo [elle est accro à Overwatch], je ne sais pas ».
Son idole s’appelle… Serena Williams
Naomi Osaka n’avait même pas deux ans quand Serena Williams a remporté son premier US Open en 1999. Elle devient vite fan. « A l’école primaire, j’avais fait tout un exposé sur elle. Je l’avais coloriée et tout, je voulais être comme elle », raconte-t-elle. Depuis l’an dernier elle est d’ailleurs coachée par Sascha Bajin, l’ancien partenaire d’entraînement de Serena Williams.
Face à son idole pour le match le plus important de sa jeune carrière (à ce jour), elle s’est même excusée après sa victoire au terme d’une finale mouvementée de l’US Open. L’Américaine s’est emportée contre l’arbitre. « Je sais que tout le monde était pour Serena et je suis désolée que ça se termine comme ça », a-t-elle lâché d’une voix fluette au moment de recevoir son trophée.

Cette finale ne changera pas ses sentiments vis-à-vis de la star
« Je savais qu’elle voulait vraiment remporter son 24e Grand Chelem [et égaler le record de Margaret Court] », a expliqué Osaka après le match. « Quand je rentre sur le court, je ne suis pas la même. Je ne suis pas une fan de Serena, juste une joueuse de tennis qui affronte une autre joueuse de tennis. » Au bord des larmes, elle continue difficilement : « Mais quand je l’ai embrassée au filet… Je me suis sentie comme une enfant. »
Naomi Osaka dit d’ailleurs n’avoir pas vraiment vu ni entendu ce qui se passait entre la star des filets et l’arbitre du court. Quand on lui demande si cette finale un peu particulière va changer son image de Serena Williams, elle répond par la négative : « Je me souviendrai toujours de la Serena que j’aime. Ça ne change rien pour moi. Elle a été vraiment sympa avec moi au filet et sur le podium. Je ne vois pas ce qui pourrait changer. »

Source : https://www.20minutes.fr/sport/2333167-20180909-video-tennis-cinq-choses-savoir-naomi-osaka-premiere-japonaise-remporter-grand-chelem

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